Le Lierre : Gort (30 septembre - 27 octobre)
Divinité : Pwyll
Symboliquement associé à l'étouffement et au poison, le Lierre revêt chez les Celtes une signification de mort-renaissance, de passage, nécessairement douloureux, vers une forme de vie supérieure.
Qu'il s'agisse d'études, de travail et d'amour, tout ce qui est mystérieux et insolite attire ces natifs si attentifs au côté le plus secret des choses.
Dans les relations sociales, on les apprécie pour leur élégance sobre, à condition de tolérer leur possessivité, et pour leur coeur, rustique mais fidèle, capable de sentiments inaltérables.
Bien que le rapport de couple filure parmi leurs objectifs les plus convoités, il est rare qu'ils rencontrent l'âme soeur avec laquelle instaurer cette affinité élective qu'ils souhaitent tant, au-delà de la dimension la plus physique de l'amour. Quand par ailleurs ils ne se sentent pas payés de retour, ils supplient, insistent et s'attachent comme leur plante-guide. Ou bien ils se replient sur eux-mêmes et recouvrent leur indépendance qui les conduit vers la recherche ésotérique, la littérature ou l'art.
L'If : Ngetal (28 octobre - 24 novembre)
Divinité : Goibniu ou Govannon
Particulièrement cher aux druides qui en aspiraient les vapeurs pour renforcer leurs pouvoirs de clairvoyance, l'If est l'une des espèces d'arbres qui vivent le plus longtemps en Europe du Nord. Cette longévité, synonyme d'immortalité, l'a néanmoins lié aux lieux de sépultures, en l'associant au symbolisme de la transformation qui accompagne la mort et la renaissance. Cela explique peut-être le tempérament mélancolique de ces natifs enclins à la dépression, aux larmes et à l'immobilité qui alternent (heureusement) avec des élans d'émotions et une ferveur enthousiaste conduisant immanquablement au succès.
L'entourage influence profondément leur caractère changeant, au point qu'il suffit d'un contact avec des personnes gaies et stimulantes pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes et fourmillent d'idées géniales et innovatrices.
Les thèmes du franchissement, du renouvellement et de la renaissance les fascinent tout particulièrement. Ils devront cependant se garder des risques de contagion psychique, toujours dangereux pour des êtres aussi réceptifs qu'eux. Les phases de calme et de tempête, de chasteté absolue et de passion incontrôlée se succèdent, même en amour.
Le Sureau : Ruis (25 novembre - 22 décembre)
Divinité : Caillach
Arbre magique par excellence car il fournit du bois pour le pipeau rituel et des baies pour la boisson druidique sacramentelle, il renferme tout le symbolisme ésotérique de la renaissance. Semblables par bien des côtés aux natifs de l'If, ceux du Sureau peuvent eux aussi traverser, victorieux, les pires difficultés pour se noyer ensuite brusquement dans un verre d'eau. Ils sont courageux et entreprenants, mais seulement tant que l'émotion ne prend pas le dessus, auquel cas ils deviennent des proies faciles pour l'enthousiasme ou la dépression. Heureusement, sympathiques et débordants de talent comme ils sont, ils trouvent sans aucun problème des gens pour les soutenir et s'occuper d'eux. Enclins aux passions intenses et aux désirs d'enfant, ils aiment profondément et avec beaucoup de générosité et de gentillesse. Mais ils exigent en échange estime, respect, ainsi qu'une cour agréable et piquante.